Entreprises : Vers un management d’intrapreneurs

Un contexte favorable aux évolutions

 

Intrapreneurs et management, le rapport au travail a changé. Plusieurs phénomènes se succèdent. Citons les générations Y, Z et Alpha, la crise sanitaire de 2019 – 2020 ou bien le développement des exigences relatives à la Responsabilité Sociétale des entreprises. Le management est donc devenu un art aux multiples facettes, aux pratiques quasi individualisées.

 

Le sujet du sens donné par l’entreprise a de plus fait son entrée au sein de grande écoles telles qu’AGROPARISTECH(1). École où des étudiants recevant leur diplôme ont appelé à ne pas intégrer des entreprises dont l’impact environnemental n’est pas une préoccupation prioritaire. Et de façon tout aussi spectaculaire, les 520 000 démissions(2) fin 2021 début 2022, ont montré que le rapport au travail était en cours d’évolution (quel qu’en soit le jugement porté).

 

Enfin, avec un taux de chômage (au sens du BIT) de 7,3% (3) ; soit un des plus faibles depuis des années, le rapport de forces entre recruteurs et chercheurs d’emploi s’est rééquilibré. Si l’on ajoute à cela la généralisation du télétravail pour les cols blancs et le phénomène grandissant de la semaine de 4 jours pour les cols bleus. Il est désormais nécessaire de revoir sa façon de manager.

 

Une source de réflexion : Seriez-vous un intrapreneur ?

(Source : Harvard Business Review)

Dans cet ouvrage sur les 100 idées impertinentes pour manager, l’auteur, Frédéric Fréry, consacre un chapitre aux intrapreneurs. L’idée développée est la suivante : certains salariés prennent sur le temps de travail pour innover. Cette pratique a longtemps été considérée comme suspecte.  En effet, elle était vue comme l’occasion d’aller vendre ses idées ailleurs. Elle est remplacée désormais par celle qui consiste à se dire que ce temps peut être bénéfique pour l’entreprise. Si bien sur elle laisse la liberté aux salariés de développer leur créativité sur le temps de travail. Ainsi, les entreprises 3M ou encore Google ont-elles sanctuarisé jusqu’à 15% du temps laissé libre et à disposition de ses salariés. Ces derniers deviennent des intrapreneurs, et l’entreprise un lieu du développement qui favorise cet entreprenariat en interne.

 

 

En lisant cet article, nous avons pensé que nous pourrions étendre le sujet et considérer l’intraprenariat comme un modèle impossible de management, bien au-delà de l’innovation. L’idée même de favoriser l’intraprenariat s’est mué en leçon de management. Considérer les salariés comme dirigeant de leur activité, les considérer comme des partenaires responsables, les « manager » comme des adultes, qui peuvent apporter bien plus que les seules compétences pour lesquelles ils sont rémunérés…Et si c’était une des réponses à ces changements de relations entre entreprises et salariés ?

Voici 7 arguments en faveur d’un développement du « management intraprenarial ».

 

7 arguments pour le développement du management intraprenarial

Argument n°1 : le renouveau de l’intérêt au travail

Tous les cas de figure existent. Les débats actuels autour de la réforme des retraites montrent que le rapport au travail diffère selon de nombreux paramètres : pénibilité, stress, carrière longue…autant de cas qui doivent nous prémunir contre toute généralisation. Toutefois, même pour les métiers qui sont des choix de départ, il y a toujours une part du travail sans valeur ajoutée réelle. Une part qui ne nécessite pas de compétence particulière. C’est lorsque cette part devient trop importante qu’elle peut s’avérer contre-productive et faire perdre de vue l’intérêt initial. La croissance de certains reportings, d’exigences administratives ou  d’obligations dont l’apport n’est pas prouvé s’accumule bien trop souvent au sein de nos entreprises et nos administrations. Développer l’intraprenariat ; c’est laisser le salarié gérer ses priorités. C’est faire l’effort de déléguer vraiment (sans une contrepartie exagérée de reporting) et ainsi faire en sorte que l’intérêt au travail l’emporte sur l’obligation du travail.

 

Argument n°2 : la priorité donnée au résultat et au temps

Dans une relation entre deux entreprises, le contrat est de droit commercial avec une exigence de résultat. Le contrat de travail est d’une autre nature. Cependant, en considérant l’autre comme un partenaire, c’est un résultat négocié sur lequel les deux parties s’engagent. Ainsi, le manager s’engage sur la mise à disposition des moyens et l’intrapreneur sur le résultat dans un délai imparti. Et si l’accord est aujourd’hui pratiqué, la notion de partenariat renforce l’adhésion volontaire et la responsabilité.

 

Argument n°3 : le salarié intrapreneur est un adulte

La responsabilité donnée à l’intrapreneur est celle que les managers accordent aux salariés en qui ils ont confiance. Se faisant, ils les traitent comme des adultes, les laissant maîtres de leur emploi du temps et focalisant comme vu ci-dessus sur les résultats. Cette pratique managériale peut être largement étendue à de plus nombreux salariés dans la mesure où le « deal » de départ est clair. Tout le monde en est-il capable ? Non bien sûr. Mais davantage qu’actuellement. Nous en sommes convaincus.

 

Argument n°4 : la clarté des limites et responsabilités

La notion contractuelle, même informelle, est un excellent moyen pour définir les zones de responsabilités ainsi que leurs limites. Laissé libre de ses missions et tâches, il n’y a alors pas d’ingérence de la part du management. La délégation est bien plus forte. Le travail s’effectue donc sans les frictions liées aux flous des territoires de responsabilités. La nouvelle génération n’est pas majoritairement focalisée sur une évolution de carrière verticale. Alors elle y trouve ce qu’elle cherche : de l’autonomie, de l’apprentissage et de la sécurité.

 

Argument n°5 : un gain d’efficience des intrapreneurs

Télétravail, management à distance ou bien responsabilité individuelle accrue… autant de changements où les moments pris par les transports, la réunionite et le reporting sont réduits à leur seule utilité. Le temps est choisi par le salarié et la production est renforcée. Il en va de même pour la productivité puisqu’elle est influencée par les engagements réciproques entre intrapreneurs et managers.

Le temps de travail s’est même accru.

Des chercheurs de la Harvard Businesss School et de la New York University ont mené une étude. Et ils ont mesuré 4 heures de travail hebdomadaire supplémentaires lors d’une période d’étude de seize semaines (incluant une période COVID).

 

 

Argument n°6 : l’attractivité de l’entreprise aux intrapreneurs

Si le rapport au travail a changé, le rapport à l’entreprise a lui aussi évolué. Cette dernière doit tenir des engagements responsables. Pour l’environnement, la communauté citoyenne et bien sûr ses salariés. Il est loin le temps du management paternaliste… Une entreprise qui considère ses salariés comme de véritables partenaires a davantage de chances de trouver des profils rares. L’achat d’un baby-foot, de tenues tee-shirts, baskets, des barbecues le vendredi; oui. Mais avec du sens et une véritable latitude de responsabilités ; c’est bien mieux et tellement plus durable. C’est aussi une piste des caractéristiques de ce qu’est la Responsabilité Sociétale des Entreprises

 

 

Argument n°7 : l’innovation à l’initiative des salariés intrapreneurs

Appelée « l’innovation en perruque » parce que destinée à d’autres employeurs, l’intrapreneur peut prendre du temps pour lui. Du temps pour réfléchir, innover, laisser libre cours à sa créativité. Avec ce management où la considération du résultat et la confiance l’emportent sur le temps passé et le contrôle, les capacités d’innovation sont sans aucun doute multipliées.

 

 

En conclusion

Ce management existe déjà dans des entreprises et pas forcément de grandes entreprises. Chaque génération, chaque contexte rendent l’acte de management incertain. Il doit se remettre en question en permanence, avoir la capacité de comprendre qu’un modèle, une décision ont des durées de valeur limitée dans le temps. La modestie en management s’impose car le savoir n’est plus un élément distinctif du manager. Le contrat prend le pas dans une relation adulte et les relations humaines s’exercent de façon plus franche et bien plus claire.

 

Si l’envie vous prend d’échanger sur ces sujets de management, contactez-nous.

 

Pourquoi communiquer sa démarche RSE ?

La démarche RSE a fait l’objet en 2017 par BPI France d’une étude qui montrait que 57% des dirigeants pensaient être dans le « bon tempo ; voir en avance sur le sujet». Encore à cette date, 50% des PME ETI avaient une démarche RSE.

 

En 2022, la démarche est en pleine expansion ; qu’elle soit volontariste ou qu’elle réponde à des exigences de marché. Dans tous les cas, nous assistons à une trajectoire sans retour. Alors, même dans une approche sceptique, comme l’écrivait Shakespeare : « ce qui ne peut être évité, il faut l’embrasser ».

 

La plateforme d’achats responsable ECOVADIS est désormais la 27ème licorne française ; entreprise valorisée à 1 milliard d’euros.

 

Désormais, la question pour beaucoup de PME / PMI est celle de la reconnaissance des démarches RSE.

Alors, pourquoi et comment communiquer sa RSE ? 5 raisons majeures

Raison n°1 : communiquer pour réduire le fossé avec les grandes entreprises

 

Vous pouvez consulter les rapports RSE de STELLANTIS ou encore de CARREFOUR. Le constat est sans appel. Beaucoup d’actions, d’indicateurs, d’engagements, de politiques sur des sujets aussi divers que l’environnement…et un contenu très important.

Évidemment, ce contenu est d’une telle densité qu’il n’est pas possible, sauf à déployer un effort sans rapport avec les effectifs et les priorités, de concurrencer ces grandes entreprises. Est-ce une raison pour ne rien faire ? Non, bien évidemment.

Alors, sans gonfler la poitrine, il est tout de même possible de « faire savoir » ce qui est fait, à sa dimension…Chez QUALIX, nous constatons chez nos clients PME PMI des pratiques en parfaite correspondance avec la RSE, des démarches respectueuses des parties prenantes, de l’environnement… Seulement, pas de communication ou une communication RSE circonscrite à sa portion congrue. L’effet rendu est une distorsion vue de l’extérieur. L’impression selon laquelle les PME / PMI ne font rien tandis que seules les grandes entreprises seraient vertueuses est trompeuse. Elle doit être corrigée. Communiquer, faire savoir…Inutile de survendre les actions mais faire savoir est en soi un pas important.

 

 

Raison n°2 : communiquer pour fidéliser et attirer des talents

 

L’actualité du marché de l’emploi français « s’enrichirait » de 260 000 emplois (article Les Échos du 24 juin 2022) malgré l’inflation et la guerre en Ukraine. Cette nouvelle représente une opportunité pour l’économie mais génère aussi une pénurie de certains métiers. Au-delà de dispositions macroéconomiques qui dépendent de l’État, l’entreprise a un rôle important à jouer pour conserver ses talents et en attirer de nouveaux.

 

Politique salariale, de formation, ambiance, intérêt au travail, sens donné à l’entreprise…autant d’arguments à mettre en avant, sur lesquels communiquer. Par des témoignages de salariés, par la « publicité » d’événements de convivialité, par la communication des engagements de l’entreprise…l’attractivité peut être forte, d’autant plus forte que l’impact que chacun a sur la bonne marche d’une PME / PMI peut être conséquent, beaucoup plus que dans les grandes entreprises.

 

QUALIX_démarche RSE livre blanc iso 26000

 

Raison n°3 : pour développer votre chiffre d’affaires

 

Aucun cynisme ni aucune contradiction entre la RSE et le développement des affaires. A ce titre, communiquer permet aussi d’approcher des marchés où la sélection par les critères de prix, de qualité et de délai s’accompagnent désormais de critères sociétaux.

En l’absence de communication RSE, c’est une barrière qui se dresse devant l’entreprise et l’accès à des marchés « importants » est rendu d’autant plus difficile et deviendra à terme impossible.

 

 

Raison n°4 : pour être à plus ou moins long terme reconnu par un tiers de confiance

 

Communiquer oui, être crédible aussi. Faire sa propre publicité, communiquer sur ses actions est évidemment indispensable pour mais la communication, pour être totalement efficace, peut se doubler d’une communication sur la reconnaissance via un tiers de confiance ou l’évaluation d’une plateforme (ex : ECOVADIS ou LUCIE ou autre). Ainsi, une démarche labellisée peut accentuer l’effet d’objectivité de la démarche RSE, et crédibiliser davantage encore cette dernière.

 

 

Raison n°5 : informer pour maîtriser le récit de vos engagements.

 

La stratégie du storytelling théorisée par Steve Denning aux États-Unis ou l’art de raconter sa propre histoire peut aussi s’accorder avec votre communication sur la RSE. Il s’agit de dire sa vérité, son histoire et d’en maîtriser les arguments, les résultats, la façon de les présenter. Ainsi, à l’heure des réseaux sociaux et d’éventuels « bads buzz », il est, de notre point de vue, indispensable de maîtriser sa communication. Le meilleur moyen est d’en créer les ressorts et non de subir au gré de commentaires négatifs.

 

 

Nous pourrions évoquer d’autres arguments sur la communication et sa nécessité.

Vous souhaitez échanger sur le sujet et créer votre communication, votre rapport RSE…Parlons-en.

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